Les conditions de vie dans les prisons

 

Introduction

Les prisons françaises sont gérées par l’administration pénitentiaire et ont pour rôle de priver les détenus de liberté. Elles sont rattachées au ministère de la Justice depuis 1911. La fonction principale de la prison en France est de punir les auteurs des infractions, de protéger la société contre les individus dangereux mais surtout les aider pour leur réinsertion. Selon l'enquête de EPAVC (Enquête Prison Anonyme pour Viol Collectif), 'environ 10% des prisonniers sur l'année 2013 ont déposé des plaintes pour viol collectif. 

Les personnes qui sont en prison sont soit KIKOO

  • Des personnes en cours de jugement donc qui peuvent être présumées innocente, mais pas libérer car la personne peut influer les témoins.
  • Des personnes détenus, ayant une condamnation fixe et définitive, bien qu'ayant essayé d'y échapper par divers recours nationaux (appel, opposition, cassation).

Depuis ces dernières années, les conditions de vie dans les prisons françaises sont fortement critiquées, notamment depuis la publication du livre Médecin-Chef à la prison de la santé de Véronique Vasseur qui explique les conditions critiques de vie en prison.

Depuis, de plus en plus de rapports sont rédigés sur la surpopulation, le manque de surveillants et de psychologues, pourtant aucun recrutement de surveillants et de psychologues n'a été réalisé mis à par des publicités afin de recruter du personnel. Seule la construction de nouvelles prisons a été décidée.

Pour exemple, en juillet 2009, l'état a été condamné par le tribunal administratif de Nantes afin de «réparer le préjudice causé à trois détenus pour conditions de détention indignes». Onze requêtes similaires sont en attente.

A. Les problèmes de santé dans les prisons

La Commission Européenne de Prévention de la Torture (CPT) explique que la prise en charge des détenus est particulièrement surveillée. Les DPS (détenu particulièrement signalé) sont tout le temps menottés au lit d’hôpital et peuvent consulter un médecin qu’en présence policière. En 2006 le CPT  a observé que les patients présentant des états de forte souffrance étaient placés dans l'une des cellules d'isolement, traités si besoins, et obligés de rester nus en cellule, soumis à un contrôle visuel régulier du personnel pénitentiaire. La CPT a trouvé que ce traitement était inhumain et dégradant pour le patient.

            a) Séropositivité et sida 

Comme dans toutes les prisons, le VIH/Sida est particulièrement présent, surtout à cause des populations toxicomanes importantes, en raison des seringues présentes. Les rapports homosexuels consentis ou non sont aussi la cause des contaminations. Malgré on a pu constater une baisse de la proportion de séropositifs dans les prisons depuis 1990. Le taux de prévalence (la population susceptible d’attraper le sida est 7 fois supérieur à la normale et que les moyens médicaux sont insuffisant pour traiter les cas de sida.

 

         b) Troubles mentaux

Les conditions de vie difficiles augmentent la gravité des maladies mentales et provoquent des dépressions. Les prisons contiennent une population très importante de personnes ayant des troubles mentaux. En 2004, 80 % des détenus masculins et 70 % des détenues féminines présentaient au moins un trouble psychique et le plus souvent, en présentaient plusieurs :

  • 47 % présentent des troubles dépressifs ;
  • 34 % sont dépendants à des substances illicites ou à l'alcool ;
  • 24 % ont des troubles psychotiques dont 8 % de schizophrènes, 8 % ont une psychose chronique non schizophrénique, 3 % une schizophrénie dysthymique et 5 % de divers autres types de troubles psychotiques.
  • 20 % des détenus ont déjà été suivis ou hospitalisés en psychiatrie avant leur incarcération.

L’importante présence de troubles psychotiques est inquiétante car le nombre de troubles psychotiques est en grande augmentation, mais les moyens de psychiatrie sont aussi en baisse. Donc la capacité des unités pour malades difficiles (UMD) s’élève à 200 places, aussi entre 1987 et 2000, les lits disponibles en psychiatrie sont passés de 83 000 a 40 000 places.

         c) Automutilations et suicides

En plus des comportements d’automutilations, s’ajoutent une centaine de suicides annuels (deux fois plus qu’il y a 20 ans) c’est un taux de suicide cinq à six fois supérieur à la moyenne nationale et l’un des plus élevé d’Europe.

Par exemple dans la nuit du 23 au 24 mai 2009 le maire UMP de Saint-Cyprien, Jacques Bouille s’est suicidé alors qu’il était en détention provisoire.

 

B. Les règles en prison

            a) Sexualité 

En prison les rapports sexuels entre prisonniers sont formellement interdits  le détenu risque une sanction pouvant aller jusqu’à 30 jours de quartiers disciplinaires.
En revanche les relations sexuelles avec les proches sont également interdites malgré que chaque année naissent des «bébés-parloirs ».

            b) Mélange des prisonniers 

Jusqu’en 2006 les jeunes femmes n’étaient pas séparés des femmes adultes, c’est pour cela que dans les EPM (établissement pénitentiaire pour mineurs) ont été constitué des quartiers femmes car avant 2006 ces EPM n’étaient juste pour les hommes. En dehors des EPM, les mineures femmes continuent à être mélangées aux détenues femmes majeurs. En maison d’arrêt tous les délits et crimes sont mélangés. Dans les maisons centrales et les centres de détention il y a également un mélange des types d’actes. En raison des difficultés matérielles les délinquants sexuels ne sont pas toujours isolés , ils sont 21,4%

Ensuite; toujours dans les maisons d’arrêt, il y a des séparations selon les origines, ces séparations sont mises en place en raisons des mauvaises cohabitations entre détenus et leurs différents mode de vie. Pour information SOS Racisme avait porté plainte contre la Prison de la Santé).

Les condamnés dans les centres de détention ont généralement des conditions de vie acceptables, par exemple leurs cellules sont individualisées, un ou deux par cellules. Ensuite, les cellules sont ouvertes toute la journée donc ils peuvent faire ce qu’ils veulent : ils se promènent dans une cour aménagée, ils font du sport, ils travaillent, suivent un enseignement.

En plus de tout cela les détenus ont la possibilité de se procurer un téléviseur, un ordinateur sans internet, une radio. Ils ont donc une petite liberté d’action, et une ouverture sur le monde extérieur

C. La vie en prison

En prison les condamnés ont aussi le droit de garder des liens avec les personnes extérieurs grâce aux parloirs. Ils en ont droit a un par semaine avec l’accord du chef d’établissement. La visite se déroule sans dispositifs de séparation mais avec la présence d’un surveillant, en revanche lors de la visite de leur avocat il n’y a aucun surveillant.
En plus de pouvoir voir leurs proches, ils ont la possibilité de téléphoner une fois par mois et à leur frais, il faut que l’interlocuteur soit titulaire d’un permis de visite.

Cependant, la plupart des maisons d’arrêt ont individualisé leurs cellules selon l’article D83 du Code Pénal : « Le régime appliqué dans les maisons d’arrêt est celui de l’emprisonnement individuel de jour et de nuit dans toute la mesure où la distribution des lieux le permet et sauf contre-indication médicale ». Pour traduire : chaque détenu devrait être seul par cellule.

Par exemple dans la prison de Clairvaux dans l’aube, les cellules sont de 9m², elles accueillent 3 à 4 personnes par cellules avec trois lits superposés, et pour le quatrième détenu, un matelas est installé sur le sol pendant la nuit et est replier la journée pour permettre aux détenus de se déplacer. Ils vivent a quatre dans 9m² car les cellules sont fermées contrairement aux centres de détention ils ne sortent que pour leur promenade quotidienne. Ce manque d’espace peut créer des tensions , ou même de violents conflits.

Ensuite les détenus devraient être séparés selon leur statut (prévenus/condamnés) et selon leurs accusations (délit de mœurs/vols) mais ce n’est pas tout le temps le cas par exemple, un jeune homme de dix-huit ans en attente de jugement pour vol de voiture ne devrait pas se retrouver dans la même cellule d’un homme de soixante ans qui a été accusé de plusieurs viols. Cependant, par manque de place, on ne peut pas faire autrement.

 

 

USA

Avec deux millions de détenus, les Etats-Unis sont l’univers carcéral le plus grand du monde. Le taux d’incarcération des USA est également le plus élevé avec 727 personnes en prison pour 100 000 habitants (alors que l’Europe de l’ouest moins de 100 contre 100 000 habitants). Le niveau de surcapacité des prisons fédérales est de 19%, ce qui est ridicule comparé aux prisons d’états qui atteignent les 89% de surcapacité. Les hommes comptent pour 90% de la population incarcérée, 44% des prisonniers sont noirs, 40% sont blancs , 15% latinos et le dernier pourcent sont d’autres origines.

 

Les conditions de vie dans les prisons américaines  sont tout d’abord particulièrement violentes : 70% des détenus font l’objet d’une agression physique chaque année. A peu près mille gangs rassemblent les criminels les plus endurcis, souvent autour de leur appartenance ethnique, les tensions raciale sont donc la cause. Le trafic de drogue et le racket n’est qu’un crime anodin comparé à tout cela.

 

Selon un rapport émis en avril 2001, 22% des détenus américains auraient été soumis à de nombreuses pressions pour se livrer à des actes sexuels et permis ces 22%, 50% auraient été contraints au une fois à être l’objet de sodomie (pratique sexuel). Le rapport estime que près de 140 000 détenus ont été violés, un chiffre presque supérieur au nombre de viols commis à l'extérieur des prisons.

 

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